Portfolio Arenacross UK, Manchester



Désillusion tricolore.

Vincent Boudet, texte et photos

Portfolio Arenacross UK, Manchester

Les troupes françaises étaient en force lors de l’ouverture du championnat anglais d’Arenacross avec pas moins de 9 pilotes. Une occasion en or de visiter le Royaume de sa Majesté et de promener l’appareil photo pour vous en faire le résumé en images.

 

La piste de Manchester

Le stade de Manchester, n’est pas le plus grand du championnat mais il est capable d’accueillir 9000 spectateurs. A la différence de l’année dernière où la course se déroulait sur deux soirées, cette année, elle se tenait sur une seule. Raison pour laquelle les tribunes les plus hautes étaient ouvertes. La piste est faite d’une terre sablonneuse très compactée qui se troue très peu. Quant au tracé, il est assez sommaire avec un gros double, celui de l’arrivée, une ligne d’enchaînements, une série de whoops pas trop longue et une succession de grosses bosses permettant plusieurs combinaisons. C’est souvent le même type de circuit sur les sept étapes que compte la championnat. Le plus gros changement, c’est le type de terre utilisée pour la confection de la piste.

 

Départ

Le départ se fait d’une plateforme inédite en ferraille soudée. L’équité est de mise, d’autant qu’elle ne se charge pas en terre puisqu’elle repose sur des pieds de 20 centimètres. Un bel ouvrage qu'examinent ici les pilotes du team SR75, Cyrille Coulon et Thomas Ramette.

 

Le format des courses

Le schéma des courses est assez spécial. Il y a deux catégories, les Pro et les Pro Lites, mais les Pro sont regroupés en deux groupes. Les essais chronos du matin déterminent deux séries qui se mélangent lors des quatre heats du soir qui donnent lieu à l'attribution de points. Suivent un hot lap (un tour chrono) et la grande finale, lors desquels, là aussi, les pilotes récoltent des points.

En lites, c’est plus simple, il y a deux manches et basta !

 

La soirée commence à 19 h pour se finir à 22h30. C’est court, rythmé et sans temps mort ! Il est à noter que des manches de 65 et de 85 cm3 viennent animer les soirées, tout comme une bonne dizaine de freestylers emmenés par un certain Edgar Torronteras.

 

Florent Richier, désormais pilote pour l’un des deux teams de Dave Thorpe sur la nouvelle Honda 450 CR-F, a joué les opportunistes en restant à l’écart des accrochages. Résultat, il signe une seconde place idéale dans l’optique du championnat. Le boss est happy !

 

 

Thomas Ramette fut le plus rapide aux essais, en manches, mais n’a pu poursuivre sur sa lancée en finale. Une glisse sur le premier obstacle après le départ l’enverra sous le pont d’arrivée avec le guidon rentré dans la botte (un truc de fou !). Il y restera un bon bout de temps avant d’être dégagé par un commissaire, le genou endolori. Caramba !

 

Caramba bis. Comme son coéquipier, Cyrille Coulon n’a pas été de la fête en finale. Remonté comme un boulet de canon sur la tête de course après un départ moyen, le Picard devra abdiquer alors qu’il avait course gagnée, après que l’Anglais Chatfield aille au contact et lui torde le sélecteur… Les boules car comme le Valentinois, Cyrille avait remporté ses deux heats avec autorité.

Portfolio Arenacross UK, Manchester

Caramba Ter. Troisième larron à revenir avec les boules en France, Cédric Soubeyras. Soub sera éjecté par Thomas Ramette dès le départ et malgré un retour en piste plus preste que son « copain », ne sera pas capable de finir mieux que 8e… Une journée difficile pour le sudiste, opéré il y a tout juste trois semaines de la jambe (son chirurgien a tenté de lui ôter le clou du fémur mais sans succès !), qui a chuté à trois reprises lors de la soirée. Y’a des fois où ça ne veut pas !

 

Adrien Escoffier venait rouler en Angleterre pour la première fois de sa jeune carrière mais s’en est tiré avec les honneurs avec une quatrième place finale. Surtout, il est sorti vainqueur de son « head to head » au terme d’un duel terrifiant avec Yannis Irsuti. Chaud les sudistes !

 

Gaetan Le Hir, sur une 450 pour une fois, avait les boules de n’avoir pu accéder à la finale pour son premier Arenacross, mais ses copains l’ont bien aidé : il s’est fait bousculer par Florent Richier lors de la seconde heat et a subi la loi lors de son duel contre Escoffier. Mais bon, le Parisien a de la ressource et sait maintenant à quoi s’en tenir en Angleterre. Il disputera tout le championnat avant de se faire opérer de l’épaule fin février pour la pause d’une butée.

 

Angelo Pellegrini est reparti d’Angleterre ravi. Avec 3500 livres en poche mais aussi un classement provisoire avantageux après les malheurs des trois gros bras du championnat. A lui de gérer maintenant cet avantage même si l’on sait, la régularité n’est pas sa grande force…

                                           

Sullivan Jaulin, sur une 350 Katé du team allemand Kosak, fut bien malheureux en chutant par deux fois, dans la quatrième manche et lors du duel… Il fera tout de même tout le championnat.

 

Yannis Irsuti, intégré au team JK Racing pour l'occasion, à joué les épouvantails lors des chronos et en manche. Il a survolé les débats même si lors de la première finale, il n’est parvenu à se débarrasser de Joe Clayton (aperçu sur le SX Tour) que dans le dernier tour. Info croustillante, il roule sur Suzuki la semaine pour préparer la saison de motocross chez JPM Racing ! 

 

La seconde épreuve du championnat se déroulera à Glaswgow dans deux semaines. On suivra tout ça, évidemment ! 

Classement provisoire (1 sur 7)