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Adrien Van Beveren « Le Dakar m’a apporté une certaine maturité et je compte bien m’en servir au Touquet »

Article ajouté le 02/02/2019

Absent de l’Enduropale du Touquet l’an dernier en raison d’une blessure, Adrien Van Beveren sera de retour derrière la grille de départ du Touquet cette année, et est bien décidé à décrocher un quatrième succès. Nous avons profité de ses derniers moments de calme pour recueillir ses impressions à quelques heures du coup d’envoi.

Adrien, tu as manqué l’Enduropale l’an passé, on imagine que tu arrives cette année avec des envies de revanche.

Je suis surtout très content d’être là, c’est une partie du défi qui est relevée parce que l’année dernière j’avais vraiment eu mal au cœur d’être sur le bord de la piste et de ne pas être sur ma moto. C’était un moment vraiment difficile et je me suis dit « en 2019, je serai là, je serai sur ma moto ». C’était donc un vrai pari car j’ai eu une longue convalescence, ça été un moment difficile, je suis donc très content d’être là et en pleine possession de mes moyens.

Physiquement, comment tu te sens après ce long Dakar ?

Je suis un peu fatigué, mais c’est une fatigue saine. J’ai essayé de travailler le rythme pendant ces quinze derniers jours pour être le plus prêt possible. Maintenant c’est compliqué de savoir si je suis capable de gagner. Sincèrement je n’en sais rien, mais je vais tout donner, et puis j’ai déjà montré en 2016 que je pouvais gagner après un Dakar. C’était un pur moment de bonheur et je vais tout faire pour le revivre.

Tu te considères comme un favori ou un outsider ?

Je me donne vraiment du mal, je me dépasse à chaque entrainement et je vais chercher quelques fois la douleur pour être plus fort tout le temps, et donc je ne fais pas tout çà pour ne pas être un favori.

Malgré ton Dakar, as-tu tout de même réussi à bien te préparer pour l’Enduropale du Touquet ?

C’est une préparation différente, je suis moins prêt que je l’étais en 2014 ou 2015, mais malgré tout je pense avoir développé d’autres atouts avec la Dakar comme par exemple être capable de rouler très vite sans me sentir impressionné par la vitesse, je suis capable de relativiser la course. Le Dakar m’a apporté une certaine maturité et je compte bien m’en servir au Touquet.

Pour moi le Touquet c’est la cerise sur le gâteau, et si je peux aller la croquer, elle aura bon goût !

Est-ce que tu as une tactique de course ?

Non, je ne peux plus avoir une tactique de course. Avant je connaissais bien mes adversaires je connaissais leur niveau et je roulais sur toutes les courses. A Loon c’était une reprise pour moi car je revenais seulement, j’étais à peu prêt dans le coup mais j’étais moins performant que je ne le suis maintenant. Là, j’ai bossé comme un fou pour être bien meilleur. Pendant que j’étais en préparation pour les rallyes et pendant le Dakar, mes adversaires roulaient sur les autres épreuves du championnat de France. Ils ont plus d’heures au compteur, ils sont concentrés sur cette discipline et ce sont eux qui ont la pression. Pour moi le Touquet c’est la cerise sur le gâteau, et si je peux aller la croquer, elle aura bon goût !

La suite après la Touquet ?

Dakar 2020 ! Un peu de repos certes, mais je vais rapidement me concentrer sur le Dakar 2020. Je vais participer à quelques rallyes pour développer encore plus la moto. Yamaha a beaucoup investi et ils vont continuer à le faire pour le gagner ce Dakar. J’ai à cœur d’amener la marque au plus haut. Dans les échecs comme cette année, on est évidemment tous déçus, mais c’est un team et une famille et j’ai envie de leur donner la victoire.

Pour finir, tu roules toujours un peu en motocross ou désormais tu ne poses tes roues que dans le sable ?

Tu sais en rallye on roule beaucoup dans les cailloux, on retrouve beaucoup de textures différentes, hormis peut-être au Pérou où il y avait beaucoup de sable, mais en rallye il faut savoir rouler partout. On passe de la boue aux graviers, à la terre. Je suis loin de ne savoir rouler que dans le sable, mais oui j’adore le motocross et ça me manque, mais de là à faire des courses, non. Je suis compétiteur et aller rouler sans préparation ça ne m’intéresse pas. C’est déjà compliqué de pouvoir faire encore une ou deux courses de sable en étant un minimum prêt, et je n’envisage donc pas de refaire du motocross. Par contre j’ai plein de motos à la maison, rallye, enduro, cross, sable … Yamaha me met vraiment à disposition tous les outils nécessaires, et d’ailleurs il m’arrive même de rouler un peu en supercross l’été.

Par Valentin Guinberteau
 
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