MX France

Itw Stephen Rubini : "Je roulerai en MX2 l'année prochaine."

Article ajouté le 10/10/2019

Retour au bercail

 

Champion de France MX2 et vice-champion EMX250 derrière l'étonnant Roan Van de Moosdijk, Stephen Rubini n'a pas atteint son objectif principal mais compte bien mettre à profit cette saison d'Europe pour rebondir en Mondial l'année prochaine.

 

Alors, tu peux nous dire chez qui tu vas rouler en 2020 ?

"Non, pas encore. Ça sera officialisé dans quelques jours je pense, mais pour l'instant j'ai juste un accord oral. Pour l'heure, ce sont les teams qui dealent avec les constructeurs leurs budgets. Les contrats avec les pilotes viennent dans un second temps."

Tu disposeras d'une bonne moto ?

" Je le pense. Elle est déjà partie aux avant-postes cette saison donc pourquoi pas l'année prochaine ? "

Revenons sur cette saison d'Europe, ton bilan ?

" Je reste content de ma saison malgré ce titre manqué pour très peu de points. Mais vu comment j'ai fini l'année, ça vaut presque le titre... Je me suis battu jusqu'au bout en tout cas."

En effet, tu nous as gratifié d'un GP de Suède de folie...

" Je devais tout tenter pour destabiliser Van de Moosdijk et j'avais la rage pour oublier le GP de Lommel qui m'avait mis au fond du trou."

Quelle fut la réaction de ton team en Suède ?

" Et bien, ils étaient partagés entre l'émotion de la course, mes deux manches un peu dingues, et la perte du titre qui était clairement l'objectif. J'ai eu deux fois la plaque rouge pendant la saison et sans, encore une fois, cette course à Lommel, cette 13e place en seconde manche en particulier, c'était bon pour le titre. Mais ce GP de Belgique m'a cassé. Sur l'Europe, un championnat comptant peu de courses, le moindre faux pas se paye cash. J'en ai fait l'expérience, surtout à une course du finish."

Que t'a apporté ce retour sur l'Europe ?

" Je ne pense pas que ce soit en terme de vitesse qu'il m'a été bénéfique. C'est mentalement qu'il m'a profité. Je me suis énormément remis en question. Redescendre en Europe fut difficile à vivre et ça m'a mis en face de la réalité. J'ai pris la mesure travail à accomplir pour y arriver. J'ai réalisé les sacrifices à réaliser. On peut dire que j'ai grandi dans ma tête. Je ne me dis pas que j'ai perdu un an en tout cas ! "

Tu avais presque une obligation de résultat...

" Oui et non. Chez Silver Action en 2018, en MX2, je voulais tout aussi bien faire que cette année. Mais là, j'avais presque le statut de favori et je me devais de performer... Pour prouver que je n'étais pas fini. "

Les piges de Van de Moojsdik en MX2 sur la fin de saison, notamment son podium turque, ont-elles prouvé que le niveau de l'Europe était plus haut que jamais ?

" Je ne sais pas si l'on peut affirmer ça, mais c'est vrai qu'avec Alberto Forato, impressionnant à Valkenswaard, on est trois à être totalement légitime en termes de performances en MX2."

La logique veut que l'on peut s'attendre à de belles choses de ta part l'année prochaine en MX2...

"C'est l'objectif, je ne m'en cache pas. Je veux être capable de progresser avec la machine pour accrocher un maximum de tops 5, voire des podiums."

Tu as reçu pas mal de propositions après cette saison ?

"Franchement, non. Ce fut difficile de trouver un deal... C'est la galère, il y a trop de demandes au regard des guidons disponibles et les teams sont à la limite de leurs capacités financières avec les saisons qui s'allongent. C'est de pire en pire."

On te verra sur le Championnat de France l'année prochaine ?

" C'est moins sûr... La saison de Mondial sera longue déjà et puis les évènements de cette saison et les mentalités de certains m'ont dégoûté du France. Ce n'est pas vis à vis de la Fédération qui fut au top avec moi, mais vis à vis de certains de mes adversaires. Je penche plutôt pour une participation au Dutch Masters, le championnat hollandais. De toutes façons, vu que je vais déménager pour la Belgique, à côté de Lommel, alors il sera plus simple d'y rouler. "

Tu déménages en Belgique ? Ah oui, là on comprend bien que t'es dans la peau du pilote de GP...

" Je n'ai plus le choix. Pour performer en GP, il faut être là haut, dans le sable et avec tous tes adversaires la semaine."

Tu vas devoir changer d'entourage ?

" Oui je vais changer d'entraîneur physique puisque je travaillais avec un gars de Manosque. Et pour le roulage proprement dit, on changer avec Antoine Letellier notre façon de faire. On va bosser à distance, en collaboration avec mon mécanicien."

VB
 
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