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ITW Dylan Ferrandis « C’était important de sauver la moto aujourd’hui »

Article ajouté le 08/10/2018

Dylan, comment s’est passé ta journée ?

Les manches étaient plus compliquées aujourd’hui car le terrain était beaucoup plus boueux, on a vu hier que la moto avait un peu chauffé et du coup on a joué un peu la sécurité. En première manche, je n’ai jamais vraiment pu rouler serein, je surveillais beaucoup ma moto pour ne pas commencer la journée avec un DNF, pour le team ça aurait été la catastrophe. Je roulais avec des mecs solides, comme Cairoli ou Desalle, mais je n’ai pas insisté. Searle me passe en début de manche, je le voyais attaquer comme un fou et puis il finit par casser, donc j’ai fait vraiment attention. Comme Gautier avait terminé deuxième de la première course, je me suis dit que j’allais pouvoir en mettre un peu plus dans la seconde manche. Je me sentais vraiment bien et je continuais d’attaquer en fin de course mais je suis tombé dans le virage juste après le Larocco’s Leap. J’ai rétrogradé dans un trou et suis passé par l’avant, une grosse cabane. J’arrive quand même à vite repartir mais je n’ai pas pu regagner de position. Un peu déçu quand même car je voulais faire quelque chose de bien. C’était important de sauver la moto aujourd’hui, surtout en 250cc. Avec la boue qui s’accumulait dans les radiateurs, les motos chauffaient et on a vu beaucoup de moto casser, comme les hollandais par exemple. On a vraiment passé une super semaine avec l’équipe et réaliser un bon week-end. Comme le dit la fédé, la cohésion d’équipe a été importante et un point déterminant pour cette victoire. La fédération et l’équipe ont été beaucoup critiquées mais je pense qu’on montre depuis cinq ans que ça marche. C’est sûr qu’il y a beaucoup de personnes autour de nous, mais chacun joue un rôle super important.

En première manche, je n’ai jamais vraiment pu rouler serein, je surveillais beaucoup ma moto pour ne pas commencer la journée avec un DNF

Deux participations et deux victoires, laquelle est la plus belle ?

Je ne peux pas choisir, les deux sont tops. En 2014 c’était fou car personne ne s’y attendait et on n’avait pas gagné depuis 13 ans, la dernière d’Olivier Robert, c’était fou. Aujourd’hui, c’est aussi fou car on est sur mon territoire maintenant vu que j’habite aux USA. Je n’ai pas de préférence, les deux victoires étaient incroyables, on verra maintenant avec l’after-party, c’est peut-être ça qui va définir la meilleure année !

Un mot sur les américains que tu côtoies depuis deux ans maintenant, comment tu analyses leur contre-performance ?

Je ne l’ai jamais évoqué, mais je m’en doutais. Je viens de GP, je sais à quel point le niveau est élevé, à quel point les conditions peuvent parfois être difficiles, et aux USA on a quand même des terrains souvent au top avec des conditions idéales, et je savais que ça allait être un week-end compliqué pour eux. Je connais bien mon partenaire, Aaron Plessinger, qui a fait une excellente année mais quand même souvent sur le fil du rasoir. Je lui ai mis la pression dès le samedi et il a craqué direct. On ne leur a pas fait de cadeaux, et c’est ce qu’il fallait faire. Maintenant qu’ils fassent aussi loin c’est fou. Les conditions n’étaient pas faciles, il fallait un team fort avec des bonnes stratégies pour gagner.

 
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